Philippe Monneret est professeur de linguistique à l'Université Paris-Sorbonne. Il a enseigné, jusqu'en 2015, à l'Université de Bourgogne.   Il est   fondateur et directeur des Cahiers de Linguistique analogique, secrétaire général de la revue Le Français moderne et membre du comité éditorial de la revue Romanica Olomucensia

2003    Habilitation à diriger des recherches « De la systématique du langage à la linguistique analogique ». Université Paris IV-Sorbonne (29 novembre). Garant : Olivier Soutet

1996    Doctorat en sciences du langage (Pour une psychomécanique des pathologies du langage. Étude de neurolinguistique théorique). Université Paris IV-Sorbonne. Dir. Olivier Soutet.

1994-1996 Stages au service de neurologie de l’Hôpital Général de Dijon

1993    (Juillet) École d’été de Neuropsychologie (Caussade, dir. J.-L. Nespoulous)

1991    DEA de Linguistique (« Psychomécanique et pathologie du langage »). Dir. Olivier Soutet - Université de Bourgogne.

            Obtention de la médaille de l’Université de Bourgogne pour l’excellence du parcours universitaire       

1990    Agrégation de Lettres Modernes et CAPES de Lettres Modernes (Université de Lyon II-Lyon III)

1989    Maîtrise de Linguistique (« Linguistique opérative et psychomécanique du langage »). Dirigée par Jean Cervoni - Université de Bourgogne

1988    Licence de Lettres Modernes (Université de Bourgogne)

1987    DEUG 2 Lettres Modernes (Université de Bourgogne

1986    DEUG 1 Lettres Modernes (Université de Bourgogne)

 

Ma formation en linguistique a commencé à l’Université de Bourgogne, en 1986, dans le cadre des études de Lettres Modernes. Elle se caractérise par une orientation guillaumienne, due aux enseignements d’abord de Jean Cervoni, puis d’Olivier Soutet. J’ai rédigé en 1988-1989 un Mémoire de Maîtrise sous la direction de Jean Cervoni, consacré à une analyse de la « neurosémantique » de Maurice Toussaint (« Linguistique opérative et psychomécanique du langage »). Ce qui en effet m’intéressait à l’époque dans la linguistique guillaumienne, c’était sa dimension cognitive. Or le matérialisme assumé de Maurice Toussaint, contre ce qu’il considérait comme l’idéalisme latent de la psychomécanique du langage, présentait l’avantage de focaliser l’analyse sur ce que la linguistique de Gustave Guillaume permettait de mettre à jour en matière d’opérations mentales déductibles de certaines propriétés des langues et de leur usage en discours. La rédaction de ce Mémoire a été suivie d’une correspondance de plusieurs années avec Maurice Toussaint, qui m’a permis non seulement de mieux comprendre certains aspects de ses propositions théoriques mais aussi de me sentir immédiatement impliqué dans un mouvement de recherche en sciences du langage, ce qui fut déterminant dans la décision d’entamer des études doctorales.

 

J’ai préparé le CAPES et l’agrégation de Lettres Modernes en 1989-1990 à Lyon, où une préparation aux concours était assurée à l’époque par Lyon II et Lyon III conjointement. J’ai cependant passé les épreuves des concours dans l’Académie de Dijon, où j’ai été affecté comme agrégé stagiaire après avoir été admis aux deux concours. Pendant ma première année de stage, en 1990-1991, j’ai commencé à assurer une charge de cours à l’Université de Bourgogne (cours de grammaire française pour étudiants de LCE) et un enseignement à la MAFPEN, service du rectorat chargé de la formation continue des enseignants. Dans ce cadre, j’ai participé à la préparation au CAPES interne, pour les épreuves de grammaire.

 

À mon retour à Dijon, Olivier Soutet occupait un poste de professeur à l’Université de Bourgogne. Je me suis donc inscrit sous sa direction pour le DEA, en 1990-1991. Ce DEA fut l’occasion d’entamer une recherche située dans le prolongement de l’approche que j’avais découverte à la lecture des travaux de Maurice Toussaint. Il me semblait en effet nécessaire d’aller au-delà de la pétition de principe de la « réalité psychologique » des psychomécanismes élaborés par la linguistique guillaumienne, et l’un des moyens pour y parvenir consistait à confronter la psychomécanique à des observations empiriques de type neurolinguistique. J’ai donc commencé à m’intéresser dans cette perspective aux aphasies, ces dernières étant les pathologies du langage les mieux connues, non seulement en raison de la précision des sites lésionnels (l’aphasie étant traditionnellement considérée comme résultant d’une lésion focale du système nerveux central), mais aussi parce que la description clinique des aphasies semblait suffisamment élaborée pour donner prise à l’analyse linguistique. Chercher, à partir d’une altération des psychomécanismes guillaumiens, à rendre compte des aphasies, donc d’une altération du langage due à une cause physique bien identifiable (par opposition aux pathologies du langage de type psychiatrique ou encore dues à des lésions diffuses du cortex cérébral, dégénératives par exemple), c’était chercher une preuve – indirecte certes puisque seulement fondée sur la compatibilité du modèle avec les descriptions cliniques – de la réalité neuropsychologique de ces psychomécanismes. Une telle compatibilité était une condition nécessaire, mais non suffisante, de la validité de la thèse de la réalité du « temps opératif », concept majeur de la théorie guillaumienne. La rédaction du Mémoire de DEA, qui était alors une première étape vers la thèse de doctorat, m’a donc conduit à me former en neuropsychologie du langage.

 

Après une année en collège comme agrégé de Lettres (1991-1992), j’ai été recruté comme ATER à l’Université de Bourgogne, poste que j’ai eu la chance de pouvoir conserver pendant quatre ans (1992-1996), ce qui m’a permis de travailler à ma thèse dans d’excellentes conditions. Pendant cette période, outre mon activité d’enseignement (linguistique française, linguistique générale), j’ai poursuivi ma formation en neuropsychologie du langage, notamment en participant à une université d’été en neuropsychologie (juillet 1993) où j’ai fait la rencontre de Jean-Luc Nespoulous, qui organisait cette formation, et qui accepta de participer au jury de la thèse. J’ai également fait plusieurs stages d’observation  au service de neurologie de l’Hôpital Général de Dijon, au cours desquels j’assistais à des séances de rééducation orthophonique. J’ai soutenu ma thèse en janvier 1996 à l’Université Paris IV-Sorbonne, où Olivier Soutet avait muté depuis 1994.

 

En septembre 1996, j’ai été recruté comme MCF à l’Université de Bourgogne. Mon service consistait essentiellement en cours et travaux dirigés de linguistique française et de linguistique générale, mais j’étais également impliqué dans la préparation aux épreuves de grammaire du CAPES et de l’agrégation de Lettres Modernes. J’ai consacré beaucoup de temps à cette époque à la rédaction de deux manuels, inspirés de l’enseignement que je dispensais à l’Université de Bourgogne : l’un était lié à la préparation aux concours, Questions de syntaxe française (1999) et fut rédigé en collaboration avec René Rioul, co-auteur de la Grammaire méthodique du français ; l’autre, plus généraliste, Exercices de linguistique (1999, 2007, 2014), était un manuel d’application de la Linguistique d’Olivier Soutet parue en 1995 dans la même collection.

 

Mon Habilitation à Diriger des Recherches, dont le garant était Olivier Soutet, a été soutenue en novembre 2003 à l’université Paris IV-Sorbonne. Le titre de la synthèse, « De la systématique du langage à la linguistique analogique », indique assez clairement que je restais fidèle à la lecture initiée par Maurice Toussaint de la linguistique guillaumienne, une lecture orientant la psychomécanique dans deux directions : la critique de l’arbitraire du signe (« analogie » signifiant alors « analogie entre signifiant et signifié ») et l’interprétation cognitive de la modélisation psychomécanique.

 

J’ai été recruté sur un poste de professeur à l’Université de Bourgogne en 2004. Ce poste m’a permis de développer les Sciences du Langage dans cette université, d’une part sur le plan de l’enseignement, en promouvant la création d’un Master en Sciences du langage, puis d’une Licence en Sciences du langage et de l’information-communication, d’autre part sur le plan de la recherche, en approfondissant le champ de la « linguistique analogique ».


J'ai ensuite été recruté en 2015 à l'Université Paris-Sorbonne (UFR Langue française), poste que j'occupe actuellement

  


ACTIVITE SCIENTIFIQUE

 

Mes travaux de recherche s’inscrivent dans une filiation guillaumienne et se caractérisent globalement par une tentative d’articuler la linguistique avec d’autres disciplines : psychologie cognitive, philosophie du langage, études littéraires. Quatre axes dominants peuvent être dégagés dans une perspective générale de linguistique théorique :

 

Axe 1 : neurolinguistique théorique

 

Mes premières recherches sur l’aphasie m’ont permis de constater qu’une simple description linguistique du langage pathologique n’avait guère d’intérêt. En effet, la recherche en aphasiologie véhicule un certain nombre de présupposés liés aux principes qui ont structuré le champ de la neuropsychologie au cours de son histoire, et une approche linguistique purement descriptive ne ferait que reconduire ces présupposés sans les interroger. J’ai notamment travaillé sur l’entité nosographique dénommée « anarthrie », un trouble isolé de l’articulation verbale, pour montrer que cette pathologie semblait un artefact conditionné par une conception modulaire du langage dans laquelle une sphère phonético-phonologique est conçue comme isolée et autonome. En m’appuyant sur le modèle guillaumien, j’ai également proposé une théorie de l’aphasie de Broca permettant de rendre compte de la co-occurrence des aspects phonético-phonologiques (troubles arthriques) et des aspects syntaxiques (agrammatisme) de ce type d’aphasie. Mais l’analyse théorique des données neuropsychologiques requiert en outre l’explicitation d’un cadre conceptuel prenant en charge la question du rapport corps-esprit (mind-body problem). Encore une fois, l’enjeu est ici d’éviter de véhiculer une « philosophie spontanée » (au sens althussérien) impliquée par les données scientifiques étudiées. J’ai tenté d’expliciter, à partir de l’œuvre de Merleau-Ponty, un cadre théorique explicite pour cette question, qui prenne en charge la réfutation du dualisme dans la perspective d’un « monisme phénoménologique » (Barbaras), lui-même cohérent avec la problématique de la cognition incarnée (voir notamment Notions de neurolinguistique théorique (2003), Le sens du signifiant. Implications linguistiques et cognitives de la motivation (2003), « D’une psychomécanique à une neurolinguistique » (2012))

 

Axe 2 : psychomécanique du langage

 

Mon apport en psychomécanique du langage, outre l’étude de quelques problèmes spécifiques, consiste essentiellement en deux points :

 

1)      La confrontation de la modélisation psychomécanique avec les données disponibles en neuropsychologie cognitive. Je me suis concentré en particulier sur le concept central de temps opératif pour montrer que seule une réduction des modélisations opératives à un principe d’ordination « antérieur-ultérieur » pouvait être candidate à une éventuelle compatibilité avec les données neuropsychologiques (voir notamment « Les exigences théoriques d’une neurolinguistique guillaumienne » (2003))

 

2)      L’analyse de la motivation du signe dans une perspective psychomécanique. L’analyse guillaumienne permet en effet d’affiner la description sémantique en deçà du niveau des morphèmes et de découvrir ainsi, dans certains sous-systèmes,  une structuration cohérente de dyades signifiant-signifié dont la description est nécessaire pour situer à leur juste place les phénomènes résiduels relevant du principe de l’arbitraire du signe (voir notamment « Relative motivation in Gustave’s Guillaume theory » (2005)).

 

Axe 3 : linguistique analogique

 

Cet axe constitue le cœur de mes recherches actuelles. La perspective de la linguistique analogique consiste en une reformulation d’un ensemble de questions que j’avais travaillées antérieurement. J’avais en premier lieu introduit le concept d’analogie pour fournir un équivalent positif de la négation du principe de l’arbitraire du signe. Le terme « analogie » visait donc à regrouper l’ensemble des phénomènes de motivation ou d’iconicité, c’est-à-dire d’analogie entre signifiant et signifié. Mes travaux de 2003 à 2009 s’inscrivent dans cette première perspective. Le concept d’analogie n’était pas encore thématisé dans Le sens du signifiant […] paru en 2003, mais il l’était lors du premier colloque que j’ai organisé, en 2003 également, sur cette thématique (« Le mot comme signe et comme image. Lieux et enjeux de l’iconicité linguistique »), colloque au cours duquel j’avais présenté une communication intitulée « Iconicité et analogie ». En approfondissant l’étude du concept d’analogie, notamment via une revue (les Cahiers de linguistique analogique (2003-2009)), et un séminaire (« Usages de l’analogie » (2006-2009)), j’ai pris conscience de l’omniprésence de l’analogie dans la vie humaine (droit, mathématiques, littérature, esthétique, psychanalyse, traductologie, etc.), et d’autre part de la dimension strictement cognitive de l’analogie, dont l’importance chez l’homme explique sans doute que les structures de type analogique soient si courantes dans les sociétés humaines. Je me suis alors employé à repenser l’ensemble du problème à partir du processus cognitif d’analogie, dont l’analyse a considérablement progressé des années 1980 à nos jours (grâce aux travaux de Gentner, Hofstaedter, Holyoak, Kokinov notamment). L’idée consiste simplement à s’appuyer sur un processus cognitif attesté et bien décrit chez l’homme (y compris du point de vue développemental), pour en rechercher les contreparties au plan linguistique. J’ai présenté un état des lieux récent de cette recherche dans « Principes de linguistique analogique » (colloque « Langage et analogie », Tozeur, 2012, à paraître) et dans « L’iconicité comme problème analogique » (Le Français Moderne, 2014/1).

 

Axe 4 : linguistique et textes

 

Il me semble nécessaire d’assumer, dans la perspective d’une linguistique théorique, une forme de « diplopie » consistant à refuser de choisir entre deux réductionnismes : le réductionnisme « scientifique » (en particulier naturaliste ou physicaliste) et le réductionnisme « humaniste » (une forme de dualisme posant comme principe l’irréductibilité de l’humain à des processus naturels ou physiques). Le premier constitue la toile de fond des sciences cognitives tandis que le second sous-tend la plupart des recherches dans le domaine des humanités. Or les langues naturelles sont à la fois la conséquence de processus biologiques ayant une dimension individuelle et collective, et la matière de formes culturelles, qui elles aussi ont cette double dimension individuelle et collective. On ne saurait oublier l’un de ces aspects sans nuire à l’intégrité de l’objet étudié : le langage humain et les langues naturelles. Parallèlement à mes recherches d’orientation cognitive, je me suis donc efforcé de m’interroger régulièrement sur des questions littéraires, et en particulier sur le fonctionnement du texte fictionnel (voir notamment « La théorie des univers de croyance à l’épreuve de la fiction » (2007), « Les mondes possibles fictionnels comme facteurs de plasticité des croyances » (2010)

 

CINQ PUBLICATIONS SIGNIFICATIVES

 

a)      Le sens du signifiant. Implications linguistiques et cognitives de la motivation, Paris, Champion, 2003.

Cet ouvrage est consacré à la question de la motivation du signe, envisagée d’une part d’un point de vue linguistique (description et analyse des faits de motivation externe ou syntagmatique et de motivation interne ou iconique), d’autre part d’un point de vue neuropsychologique (critique de la thèse de l’indépendance de la « sphère motrice du langage », et analyse détaillée des troubles de type phonético-phonologique). L’idée directrice de ce livre est la suivante : l’existence de faits relevant de la motivation du signe, c’est-à-dire attestant d’une forme ou d’une autre de relation entre le signifiant et le signifié, est conditionnée par le fait que les processus cognitifs responsables de l’activité phonético-phonologique ne sont pas indépendants des processus cognitifs de plus haut niveau, impliqués dans les activités syntaxiques et sémantiques. Ce texte pose les bases de ce qui deviendra la « linguistique analogique ».

b)     « Les exigences théoriques d’une neurolinguistique guillaumienne », Le français Moderne, n°1, 2003, p. 26-36.

J’examine dans cet article les conditions de possibilité d’une neurolinguistique guillaumienne en m’attachant particulièrement au concept de temps opératif. L’enjeu majeur de ce texte est de montrer que l’appareil conceptuel de la psychomécanique du langage ne peut être transposé aux problématiques neurolinguistiques qu’au prix d’une simplification drastique du « tenseur binaire », et cela au bénéfice d’un système d’ordinations binaires « avant-après », applicables aussi bien au plan des formes (signifiant) qu’au plan des contenus (signifiés).

c)       « L’analogie et l’énigme de l’expression », L’information grammaticale, n°113, mars 2007, p. 16-22

Ce texte s’attache à l’analyse de la « parole parlante » au sens où l’entend Merleau-Ponty, et s’interroge plus précisément sur les contreparties linguistiques de la distinction entre parole parlante et parole parlée. La réponse proposée consiste en la distinction de trois « régimes sémiotiques », valant aussi bien pour le domaine du langage que pour celui de l’image : un régime endologique (code pur, radicalement arbitraire), un régime exologique (image pure, où le corps est directement affecté par le signifiant), et un régime mixte endologique et exologique, qui constitue un équilibre « icono-sémiotique » propice au déploiement de l’innovation sémantique (au sens de Ricoeur), c’est-à-dire à la compréhension de significations nouvelles pour le récepteur.

d)     « Le singulier selon Gustave Guillaume », L’information grammaticale n°126, juin 2010, p. 51-57

Dans cet article, je cherche à donner un aperçu de l’extraordinaire finesse qui caractérise l’approche guillaumienne du singulier. De l’aptitude cognitive générale à osciller entre l’universel et le singulier, découlent les multiples singularités impliquées par les systèmes de la langue (système du mot, théorie de la sémantèse, système du nombre) ainsi que la singularité de l’actualisation comme fait d’indexicalité mentale et la singularité du discours effectif. J’interroge également la notion de singularité référentielle en défendant l’idée que l’apport guillaumien pourrait être développé en direction d’une théorie singulariste de la référence. En particulier, l’idée d’un singulier polaire, c’est-à-dire visé sans jamais être atteint, suggère assez bien la complexité du rapport que l’homme entretient avec le réel – un réel qui n’est entrevu qu’à la faveur d’une expérience spéciale, et parfois tragiquement évité, comme l’a bien montré Clément Rosset. Le singulier serait alors ce à quoi l’on ne cesse de faire référence ; il serait l’irréféré, tout comme l’intraduisible, selon l’heureuse formule de Barbara Cassin, est ce que l’on ne cesse de traduire

e)      « L’iconicité comme problème analogique », Le Français Moderne, 2014/1.

Le rôle majeur de l’analogie dans la cognition humaine ne cesse depuis les années 1980 de s’affirmer. Loin d’être limitée, dans la psychologie cognitive contemporaine, à un type de raisonnement (distingué de la déduction, voire de l’induction), l’analogie est désormais considérée comme un processus central, dont dépend notamment la catégorisation mentale, puisqu’une catégorie peut être définie comme un ensemble d’entités analogues selon un certain point de vue. L’innovation théorique que la linguistique analogique apporte à la question de l’iconicité consiste à établir un lien de causalité entre les structures iconiques dans les langues naturelles et les processus cognitifs de type analogique. D’une part l’analogie peut être définie, dans toute sa généralité – qu’il s’agisse d’analogie binaire ou proportionnelle – comme un processus impliquant des similarités ; d’autre part, les structures iconiques se décrivent usuellement comme manifestant une relation de similarité entre formes et contenus. Si l’humain, par son équipement cognitif, possède une grande aisance dans la perception ou la construction de relations analogiques entre les entités qu’il perçoit ou conçoit, il apparaît naturel que les langues présentent des traces de cette capacité fondamentale. Je m’attache donc dans cet article, en revenant notamment à la définition peircienne de l’icône, à montrer en quoi l’iconicité est un cas de la linguistique analogique et à présenter les principaux enjeux théoriques d’une telle perspective.

 

ENCADREMENT ET ANIMATION DE LA RECHERCHE

 

·         Direction, animation laboratoires et équipes de recherche

 

Depuis 2007 : Direction du GReLiSC (Groupe de Recherches Linguistiques en Sciences de la Culture), composante linguistique de l’EA 4178 CPTC (Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures), cette EA regroupant plusieurs disciplines : linguistique, littérature française, littérature comparée, lettres classiques.

 

·         Organisation colloques, conférences, journées d’étude

 

29-30 avril 2003 : « Le mot comme signe et comme image. Lieux et enjeux de l’iconicité linguistique ». Colloque international. Université de Bourgogne

 

23 novembre 2007 : « La fonction expressive » (en collaboration avec L. Gautier). Colloque des linguistes du Grand Est. Université de Bourgogne

 

24 juin 2011 : « Atelier de linguistique et philosophie du langage » (en collaboration avec A. Garrouty)

 

27 novembre 2011 : « Gustave Guillaume : ses lectures philosophiques, ses lecteurs philosophes ». Journée d’études. Université de Bourgogne

 

1er décembre 2011 : « Temps, aspect, mode » (en collaboration avec L. Gautier). Première journée de linguistique contrastive franco-allemande de l’Université de Bourgogne

 

3-5 octobre 2012 : « Langage et analogie. Figement. Argumentation » (en collaboration avec S. Mejri et M. Bouattour). Colloque international. Tozeur (Tunisie).

 

29 novembre 2012 : « Comprendre le langage. Un dialogue entre linguistes et philosophes » (en collaboration avec A. Garrouty). Journée d’études. Université de Bourgogne

 

6 décembre 2012 : « Comparaison et analogie » (en collaboration avec L. Gautier). Journée d’études. Université de Bourgogne

 

17-19 septembre 2014 « Langage et analogie. Figement. Polysémie » (en collaboration avec S. Mejri et A. Pamies). Colloque international. Université de Grenade

 

 

·         Direction de thèses et autres travaux (détail en annexe)

 

1 thèse soutenue

5 thèses dont la soutenance est programmée en 2014 (mars, juin, décembre)

14 autres thèses en cours

 

·           Valorisation de la recherche :

 

Président de l’Association Bourguignonne d’Etudes Littéraires et Linguistes (ABELL, association loi 1901), structure éditrice en Bourgogne.

 

 

RAYONNEMENT

 

a)       Echanges internationaux

 

Dans la perspective d’une diffusion internationale des recherches sur l’analogie en linguistique, j’organise tous les deux ans (en collaboration avec S. Mejri) un colloque international « Langage et analogie », qui a lieu dans une université étrangère. La première session de ce colloque a eu lieu à Tozeur (Tunisie) en octobre 2012, la seconde aura lieu à Grenade (Espagne) en septembre 2014. Les deux prochaines sessions sont prévues à Dubrovnik (Croatie) en 2016 et à Palerme (Italie) en 2018.

Site internet du colloque : https://sites.google.com/site/colloquelangageetanalogie/accueil-grenade-2014-1

 

J’ai par ailleurs été invité à présenter mes travaux dans quelques universités étrangères :

-          « Arbitraire et motivation en linguistique », Brno (Rép. Tchèque), 26 mars 2002.

-          « L’approche guillaumienne du système verbal français », Université de Belgrade (Serbie), 23 mars 2004, Université de Novi Sad (Serbie), 25 mars 2004.

-          « La linguistique analogique : définition et perspectives », Université de Belgrade et université de Craiova (Roumanie), 3 et 5 novembre 2006 ; Université de Kairouan (Tunisie), 2 avril 2007.

-          « Une linguistique fidèle à l’énigme de l’expression : la linguistique analogique », Université de Sousse (Tunisie), 4 avril 2007.

J’ai enfin été professeur invité à l’Université de Sfax (Tunisie), du 10 au 13 janvier 2012

 

 

b)       Expertise

Expert auprès de la DGRI/MEI (depuis 2007). Expertise de dossiers internationaux de demande de financement pour la recherche

Expert pour la MSTP 6 de 2002 à 2007

Expert pour l’AERES (2010-2013)

 

c)       Responsabilités éditoriales

 

Fondateur et directeur des Cahiers de Linguistique Analogique

Publication disponible en ligne à l’adresse : https://sites.google.com/site/cahierslinguistiqueanalogique/home

 

Secrétaire général de la revue Le Français Moderne

 

Co-directeur (avec O. Soutet) de la collection « Bibliothèque de grammaire et de linguistique » des éditions Honoré Champion

 

d)       Participation à des jurys de thèse et d’HDR

 

-          1er décembre 2007, HDR de M. Samir Bajric, De la linguistique générale et comparée à la linguistique-didactique  (Université de Paris IV-Sorbonne)

-          11 septembre 2008, HDR de M. Vladimir Beliakov Contribution à l’étude du lexique et de la morphologie en russe moderne (Université de Lyon II)

-          19 janvier 2009, thèse de doctorat de Mme Yunfeng Wu, Gustave Guillaume et le chinois (Université de Paris IV)

-          2 décembre 2009, thèse de doctorat de Mme Mélisandre Caure, Caractérisation de la transparence lexicale, extension de la notion par ajustements graphophonologiques et microsémantiques, et application aux lexiques de l’anglais, de l’allemand et du néerlandais (Université de Reims)

-          29 juin 2011, thèse de doctorat de Mme Hiroko Noda, Intersubjectivité : modulation et ajustement. Cas des marqueurs discursifs hein, quoi, n’est-ce pas en français et darô, yo, ne, yone en japonais (Université de Franche-Comté)

-          11 décembre 2012, HDR de Sergeï Tchougounnikov. Du psychologisme au cognitivisme. La linguistique psychologique entre l’Allemagne et la Russie (Université de Paris VII)

-          7 octobre 2013, thèse de doctorat de Christophe Bruno, Les survivances du vocatif dans le français parlé (Université de Toulon)

-          28 décembre 2013, thèse de doctorat de Dubravka Saulan, Pour une sémiologie linguistique des affiches publicitaires (Université de Paris IV-Sorbonne)

-          10 décembre 2013, thèse de doctorat de Redouane Bougchiche, L’analogie dans l’apprentissage des langues (Université de Paris IV-Sorbonne)

-          18 décembre 2013, thèse de doctorat d’Aurélie Joseph, Repérage automatique de séquences figées (Université de Paris XIII)

 

e)       Diffusion du savoir

 

Fondateur et Président de l’Université Populaire de Bourgogne (association loi 1901 qui propose au grand public des conférences de vulgarisation dans le domaine des humanités, avec un accent particulier sur les sciences du langage (voir conférences en Annexe).

 


ENSEIGNEMENT

 

Depuis mon recrutement à l’Université de Bourgogne, en 1996, je me suis efforcé de développer les formations en Sciences du Langage dans cette université. A l’époque, les enseignements de linguistique apparaissaient seulement dans le cadre des formations en Lettres Classiques et Modernes – DEUG, Licence, Maîtrise et DEA –, et dans le cadre d’une Maîtrise FLE. Dans un tel contexte, naturellement, le nombre de doctorants en Linguistique était très réduit.

 

A l’occasion de la mise en place du système LMD, en 2003, la seule évolution fut la transformation de la Maîtrise FLE en Master FLE. Il a fallu attendre la campagne d’habilitation 2007-2010 pour que je sois en mesure d’obtenir la création d’un Master « Sciences du langage », comprenant deux parcours : « Didactique des langues » (correspondant à l’ancien Master FLE) et « Sciences du langage ». J’ai élaboré le dossier d’habilitation puis dirigé ce Master jusqu’à l’arrivée de Dan Savatovsky, en 2009. Les promotions issues du parcours « Sciences du langage » de ce Master ont commencé à produire des doctorants. Aujourd’hui, près d’une trentaine de doctorants en Sciences du Langage sont inscrits à l’Université de Bourgogne.

 

Lors de la campagne d’habilitation 2012-2015, j’ai proposé et obtenu la création d’une Licence « Sciences du Langage et de l’Information-Communication » (SLIC). J’ai élaboré ce dossier en collaboration avec Eric Heilmann (Professeur en Information-Communication), et nous codirigeons tous deux cette Licence actuellement. La Licence SLIC de l’Université de Bourgogne est très attractive : plus de 400 demandes d’inscription sur APB pour une centaine de places en Licence 1 (en 2013). Cette formation est en cours d’évolution en raison de la normalisation des intitulés de Licence. A la rentrée 2014, nous proposerons désormais deux Licences : une Licence d’Information-Communication et une Licence de Sciences du Langage. Compte tenu de la complémentarité des deux formations, il est prévu que les deux premières années de ces Licences soient communes et que la spécialisation n’intervienne qu’en troisième année. Au total, l’Université de Bourgogne sera désormais en mesure de proposer une formation complète en Sciences du Langage, de la Licence au Master et au Doctorat.

 

Mon enseignement est centré sur la linguistique française (essentiellement en syntaxe) et la linguistique générale (ou théorique), de la Licence au Master, en présence et à distance (voir détails ci-dessous). Compte tenu de mes spécialités, j’accorde une importance particulière dans mon enseignement à la linguistique guillaumienne. Si je devais justifier mon attachement à cette théorie linguistique, je dirais qu’il s’agit d’un des rares modèles s’inscrivant dans le cadre d’une théorie générale du langage, prenant en compte aussi bien la dimension synchronique que la dimension diachronique, fournissant de nombreuses analyses dans le domaine de la langue française, d’une inspiration assez mentaliste pour être utile aux sciences cognitives contemporaines et surtout suffisamment simple dans ses principes pour être largement enseigné (ce que ne permettent pas les modélisations très techniques). Je propose également, en Licence 3, une « Introduction à la problématique analogique », cours permettant aux étudiants intéressés de travailler dans cette perspective en Master. Le support visuel de ce cours (Powerpoint) est disponible sur internet à l’attention des étudiants :

 https://sites.google.com/site/philippemonneretdijon/cours-licence-3-2014

 

J’organise un séminaire de linguistique théorique depuis 2006, destiné aux étudiants de Master et de Doctorat (une séance de deux heures par semaine pendant un semestre). Ce séminaire a d’abord été consacré à la question de l’analogie (« Usages de l’analogie », 2006-2009), puis, en collaboration avec des philosophes, à la question de la compréhension (« Comprendre. Approches linguistiques et philosophiques », 2010-2013). Depuis cette année, la thématique est moins spécialisée (« Questions de linguistique théorique »). La plupart des conférences de ce séminaire ont été (et sont encore) enregistrées. La mise en ligne de ces archives sonores est en cours : elles seront accessibles courant 2014 sur le site de l’EA4178 (http://cptc.u-bourgogne.fr/ onglet « archives audio »).

 

Depuis la rentrée 2014, j’anime avec Samir Bajric des « ateliers doctoraux » au cours desquels les doctorants présentent l’état d’avancement de leur recherche. Les séances durent deux heures et ont lieu tous les quinze jours (je précise que les heures de ces séances ne sont pas comptabilisées dans notre service d’enseignement ; nous les animons bénévolement)

 

J’organise en outre, depuis 2010, des « Journées Doctorales » qui ont lieu deux ou trois fois par an. Depuis 2011, l’une de ces journées est organisée en collaboration avec l’Université de Franche-Comté.

 

 

PRESENTATION SUCCINCTE DES ENSEIGNEMENTS

 

J’ai toujours eu un service d’enseignement d’au moins 192h, à l’exception de la période 2007-2011 où j’ai bénéficié d’une décharge de 64h au titre de la direction de l’UFR « Lettres et Philosophie ».

 

Enseignements en Licence :

-          Enseignement en présence : Linguistique française, Linguistique générale, préparation aux concours du CAPES et de l’agrégation. Enseignement régulier, à dominante syntaxique, depuis 1996 (en TD ou en CM)

-          Enseignement à distance (dans le cadre du CFOAD) : Introduction à la linguistique générale (D113)

 

Enseignement en Master :

-          Enseignement en présence : Linguistique générale (séminaire)

-          Enseignement à distance : Master 1 Linguistique générale (D413) ; Master 2 « Linguistique française. Introduction à la psychomécanique du langage » (D591)

 

 

Direction et animation de formations, dont partenariats internationaux :

Responsable de la Licence SLIC (Sciences du Langage et de l’Information-Communication) (depuis 2012, en collaboration avec Eric Heilmann)

Responsable du Master « Sciences du langage et didactique du français et des langues », Université de Bourgogne (2007-2009 et 2011-2012)

Directeur d’Etudes en Lettres Modernes (2006-2007), en SLIC (2012-2013)

Président du Département des Lettres Modernes (2004-2007) – Mise en place de la campagne d’habilitation 2007

 

Rayonnement et activités internationales :

 

Dans le contexte du « Printemps arabe », j’ai mis en place en 2011 (en collaboration avec Mohamed Bouattour) un accord de coopération internationale avec l’Université de Sfax (Tunisie), visant à aider le Département de linguistique de cette Université, particulièrement sous-encadré. Cet accord comprend des déplacements d’enseignants et d’étudiants (en doctorat). Nous avons notamment organisé dans le cadre de cet accord une session de formation intensive pour une dizaine de doctorants de l’Université de Sfax (20-30 mars 2012). Plusieurs thèses en co-tutelle sont en cours dans le cadre de cette coopération.

 

Manuels publiés :

 

Exercices de linguistique, Paris, PUF, 1999, 2007, 2014 

Questions de syntaxe française, Paris, PUF, 1999 (en collaboration avec René Rioul)

 


 

RESPONSABILITES COLLECTIVES

 

 

Depuis mon recrutement comme MCF, j’ai toujours exercé diverses responsabilités collectives.

 

Au sein de l’UFR Lettres et Philosophie, j’ai d’abord été responsable du DEUG de Lettres Modernes (1997-1999), puis élu au Conseil d’UFR, j’occupais le poste de « premier assesseur » du Directeur de l’UFR (c’est-à-dire de directeur adjoint de l’UFR). J’ai ensuite été élu Président du Département de Lettres Modernes (2004-2007), et enfin directeur de l’UFR Lettres et Philosophie (2007-2011).

 

A l’Université de Bourgogne, j’ai été élu membre du Conseil d’Administration (2005-2007), puis membre du CEVU (depuis 2012). A ce titre, j’ai participé à diverses commissions (commission culture, commission de la pédagogie, commission des statuts).

 

Au plan national, je participe chaque année à trois comités de sélection. J’ai également exercé des missions d’expertise pour l’AERES (2010-2013), pour la MSTP 6 (2002-2007). Depuis 2007, je suis expert auprès de la DGRI/MEI.

 

Responsabilités administratives :

Directeur du Département de Sciences du Langage, Université de Bourgogne (depuis 2012)

Responsable du GReLiSC (Groupe de Recherches Linguistiques en Sciences de la Culture), composante linguistique de l’EA 4178 CPTC « Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures » (depuis 2007).

Membre du CEVU de l’Université de Bourgogne (depuis 2012)

Membre de la commission de la pédagogie de l’Université de Bourgogne (depuis 2012)

Directeur de l’UFR Lettres et Philosophie, Université de Bourgogne (2007-2011)

Président du Département des Lettres Modernes (2004-2007)

Membre du Conseil d’administration de l’Université de Bourgogne (2005-2007)

Membre de la commission Culture, Université de Bourgogne (2007-2008)

Membre de la commission de la pédagogie, Université de Bourgogne  (2005-2007)

Membre de la commission des statuts, Université de Bourgogne  (2005-2007)

Directeur adjoint (« assesseur ») de l’UFR Lettres et Philosophie (2000-2004)

Responsable du DEUG de Lettres Modernes (1997-1999)

Membre de commissions de spécialistes, puis de Commissions de proposition (Dijon, Lyon, Caen, Reims, Paris III, Paris IV, Paris XIII, Strasbourg)

 

Responsabilités  et mandats nationaux, ou régionaux :

·        Participations à des instances nationales - CNU, CNRS…-, conseils des EPCS, jurys de concours.

 

Membre du CNU (7e section), depuis 2011

Membre du jury de l’agrégation externe des Lettres Modernes de 1998 à 2001

Membre du jury de l’agrégation interne des Lettres Modernes de  2001 à 2004

 

·        Responsabilités exercées dans les Agences Nationales (AeReS, ANR, ...)

 

Expert auprès de la DGRI/MEI (depuis 2007). Expertise de dossiers internationaux de demande de financement pour la recherche

Expert pour la MSTP 6 de 2002 à 2007

Expert pour l’AERES (2010-2013)

 


 

 

 

 

TRAVAUX ET PUBLICATIONS (91)

 

1. Ouvrages (11)

2. Articles et contributions à des ouvrages (22, dont 1 soumis et 1 sous presse)

3. Communications publiées dans des actes de colloque avec comité de sélection (13, dont 1 soumis et 1 à paraître)

4. Rapports (2)

5. Comptes rendus (3)

6. Communications orales ou écrites sans publication(40) 

 

1. Ouvrages (11)

1.1. Ouvrages publiés comme auteur ou co-auteur (5)

Questions de syntaxe française (en collaboration avec R. Rioul), Paris, PUF, 1999

Exercices de linguistique, Paris, PUF, 1999, collection « Premier cycle » ; 2007 collection « Quadrige », 2014 (2e édition).

Notions de neurolinguistique théorique, Dijon, E.U.D., 2003.

Le sens du signifiant. Implications linguistiques et cognitives de la motivation, Paris, Champion, 2003.

Essais de linguistique analogique, Dijon, ABELL, 2004

1.2 . Direction de revues, d’ouvrages collectifs et actes de colloques (6, dont 2 soumis et 1 à paraître)

Cahiers de linguistique analogique, n°1, « Le mot comme signe et comme image. Lieux et enjeux de l’iconicité linguistique », Dijon, ABELL, 2003

(en collaboration avec O. Soutet) « Vitalité de la psychomécanique du langage », L’information grammaticale n°126, juin 2010

(en collaboration avec L. Gautier) La fonction expressive, volume 2, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2010

(en collaboration avec E. Castagne), Intercompréhension et analogie, Mouton de Gruyter, 2014 (soumis)

(en collaboration avec S. Mejri), Langage et analogie. Figement, argumentation, Editions Lambert-Lucas, 2014 (soumis)

(en collaboration avec L. Gautier) Temps, aspect, mode. Actes de la première journée de linguistique contrastive franco-allemande de l’Université de Bourgogne (à paraître 2014)

 

2. Articles et contributions à des ouvrages (22, dont 1 soumis et 1 sous presse)

2.1.  Articles dans des revues à comité de lecture (12)

« Figures de hasard, manières de traces : définition, structures et motivation de l’écriture fragmentaire », Modèles linguistiques, tome XXII, fascicule 2, 2001, p. 5-22.

 « Le propre et l’impropre de la fiction aragonienne : la recherche des confins romanesques dans Les voyageurs de l’impériale, Champs du signe, n°13-14, 2002, p. 125-141.

« Les exigences théoriques d’une neurolinguistique guillaumienne », Le Français Moderne, n°1, 2003, p. 26-36.

« Présentation », Cahiers de linguistique analogique, n°1, Dijon, ABELL, 2003, p. 3-11.

« Iconicité et analogie », Cahiers de linguistique analogique, n°1, Dijon, ABELL, 2003, p. 315-329.

 « L’iconicité linguistique chez Bachelard », Cahiers Gaston Bachelard. Cahier spécial « Bachelard et l’écriture », Dijon, 2004, p. 253-265.

« La théorie des univers de croyance à l’épreuve de la fiction », Revue d’Etudes Culturelles n°3, Dijon, ABELL, 2007, p. 193-207.

« L’analogie et l’énigme de l’expression », L’information grammaticale, n°113, mars 2007, p. 16-22

« Avant-propos » (avec O. Soutet), L’information grammaticale,n°126,juin 2010, p. 3-5

« Le singulier selon Gustave Guillaume », L’information grammaticale n°126, juin 2010, p. 51-57

« Motivation et analogie. Enjeux de la similarité en sciences du langage », Philologia, Cluj-Napoca (Roumanie), vol 56, 2011, p. 27-38

« L’iconicité comme problème analogique », Le Français Moderne, 2014/1

 

2.2. Chapitres d’ouvrages (10, dont 1 soumis et 1 sous presse)

« La faculté de langage : langage et neuropsychologie », in O. Soutet, Linguistique, Paris, PUF, 1995, p.65-103.

Article « Moignet » du Lexicon Grammaticorum : Who's Who in the History of World Linguistics, Stammerjohann, Harro, ed., Tübingen, Niemeyer, 2004.

Article « Pathologie du langage », in A. Boone et A. Joly (dir.), Dictionnaire terminologique de la systématique du langage, Paris, L’Harmattan, 2e éd. 2004, p. 311-313

 « Allitérations, assonances, analogies », Etudes offertes à Anne-Marie Garagnon, C. Badiou-Monferran et al. (dir.), Paris, Editions L’improviste, 2005, p. 105-116.

« Stylistique et pathologie du langage », Imaginaires et styles fin de siècle. Mélanges offerts à Jean Foyard, Dijon, ABELL, 2006, p. 113-120.

 « Altérité et signification », in Marie-Madeleine Gladieu et Alain Trouvé (éd.), Approches interdisciplinaires de la lecture nº 2. Lecture et altérités, Reims : Épure, 2008

 « Les mondes possibles fictionnels comme facteurs de plasticité des croyances », in F. Lavocat (éd.) La théorie littéraire des mondes possibles, Paris, CNRS Editions, 2010, p. 259-292

« Présentation » (avec L. Gautier), in L. Gautier et Ph. Monneret (dir.), La fonction expressive, volume 2, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2010, p. 9-17

« Les processus analogiques impliqués en situation d’intercompréhension », E. Castagne, Ph. Monneret, (dir.) Intercompréhension et analogie, Mouton de Gruyter, 2014 (soumis)

 « Analogie et dénomination », in G. Petit (dir.) La dénomination (ouvrage collectif), Champion, 2014 (sous presse)

3. Communications publiées dans des actes de colloque avec comité de sélection (13 dont 1 soumis et 1 à paraître)

« Le problème des saisies moyennes dans la théorie guillaumienne de l’article », Questions de syntaxe, Dijon, Université de Bourgogne (publication de l’école doctorale E.A. 571), ABDO, 1996, p.35-59.

« Linguistique et rhétorique », in J. Gayon, J.-C. Gens, J. Poirier (dir.), La rhétorique : enjeux de ses résurgences, Bruxelles, Ousia, 1998, p. 68-95.

« Paraphrase et textualité exologique : le cas des « traductions » françaises de Mallarmé », in J.-M. Adam et al., Textes et discours : catégories pour l’analyse, Dijon, E.U.D., 2004, p. 253-264.

Relative motivation in Gustave Guillaume’s theory, in C. Maeder, O. Fischer, W.J. Herlofsky (dir.), Outside-In – Inside-Out, Iconicity in Language and Litterature 4, Amsterdam, Benjamins, 2005, p. 67-78.

« Transfert conceptuel et innovation sémantique »,M. Bercot et M. Erman (dir.), Transferts de concepts : d'un savoir à l'autre, Dijon, EUD, 2006, p. 123-133.

« Remarques sur la réactivité des univers de croyance aux assertions métaphoriques », in D. Jamet (dir.), Dérives de la métaphore, l’Harmattan, 2008, p. 83-102.

« Etudes culturelles, sémiotique des cultures et formes de vie », in D. Souiller et A. Dominguez-Leiva (dir.), Etudes culturelles, anthropologie culturelle et comparatisme, Dijon, Les Editions du Murmure, 2010

« Expressivité et image. Retour sur la conception guillaumienne de l’expressivité. », in L. Gautier et Ph. Monneret (dir.), La fonction expressive, volume 2, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2010, p. 19-35

« La contagion comme métaphore », in A. Bayle (dir.) La contagion, Dijon, EUD, 2013, p. 161-175

« D’une psychomécanique à une neurolinguistique », in A. Jabob (dir.), Repenser la condition humaine. Gustave Guillaume et Jean Piaget, Paris, Riveneuve, 2012

« André Jacob et après : un philosophe linguiste est-il encore possible », in A. Jacob (dir.), Ethique et condition humaine, Paris, Editions Kimé, 2012

« Principes de linguistique analogique », Ph. Monneret, S. Mejri, M. Bouattour (dir.), Langage et analogie. Figement, argumentation (actes du colloque « Langage et analogie. Figement, argumentation », Editions Lambert-Lucas, 2014 (soumis)

(à paraître), « Actualité de l’approche guillaumienne du système verbo-temporel », in L. Gautier, Ph. Monneret (dir.), Temps, aspect, mode. Première journée de linguistique contrastive franco-allemande de l’Université de Bourgogne

4. Rapports (2)

Rapport de jury de l’agrégation de Lettres Modernes 1998, épreuve « Etude grammaticale d’un texte de langue française postérieur à 1500 », Paris, CNDP, 1999, p.65-81.

Rapport de jury de l’agrégation de Lettres Modernes 1999, épreuve « Exposé oral de grammaire », Paris, CNDP, 1999, p. 166-172.

5. Comptes rendus (3)

C.R. de Ghils, Paul, Les tensions du langage. La linguistique de Jakobson entre le binarisme et la contradiction (Paris, Peter Lang, 1994), Méta, vol 42, décembre 1997, p. 736-738.

C.R. de P. de Boone, Annie et Joly, André, Dictionnaire terminologique de la systématique du langage (Paris, L’Harmattan, 1996), Le français moderne, n°2, 1999, p. 204-209.

C.R. de P. de Carvalho et O. Soutet (dir.), Psychomécanique du langage. Problèmes et perspectives. Actes du 7e Colloque International de Psychomécanique du langage, Le français moderne, n°1, 2001, p. 106-112.

 

6. Communications orales ou écrites sans publication(40) :

6.1. Conférences sur invitation et participations à des tables rondes dans des colloques avec comité de sélection (5)

« Arbitraire et motivation en linguistique », Brno (Rép. Tchèque), 26 mars 2002.

« L’approche guillaumienne du système verbal français », Université de Belgrade (Serbie), 23 mars 2004 ; Université de Novi Sad (Serbie), 25 mars 2004.

« La linguistique analogique : définition et perspectives », Université de Belgrade et université de Craiova (Roumanie), 3 et 5 novembre 2006 ; Université de Kairouan (Tunisie), 2 avril 2007.

« Une linguistique fidèle à l’énigme de l’expression : la linguistique analogique », Université de Sousse (Tunisie), 4 avril 2007.

« Genre et analogie », Conférence d’introduction au colloque « Quand les genres de discours provoquent la grammaire (organisé par C. Despierres et M. Krazem), Dijon, 13 avril 2011

 

6.2. Interventions dans des séminaires (12)

18 mars 2004 : « Qu’est-ce qu’une linguistique analogique ». Séminaire du CRISCO, Université de Caen

1er mars 2006 : « Théorie de l’analogie binaire ». Séminaire « Usages de l’analogie », Université de Bourgogne

26 mars 2008 : « Structures et processus analogiques chez Itkonen ». Séminaire « Usages de l’analogie », Université de Bourgogne

28 février 2007 : « Analogie, iconicité, isomorphisme ». Séminaire « Usages de l’analogie », Université de Bourgogne

27 mars 2008 : « Linguistique analogique et innovation sémantique ». Séminaire de l’équipe « Sens et texte » (O. Soutet), Université de Paris IV-Sorbonne

4 juin 2008 : « Une linguistique au risque de l’analogie ». Séminaire de Peter Koch, Tübingen (Allemagne),

28 janvier 2009 : « Conditions d’une théorie générale de l’analogie ». Séminaire « Usages de l’analogie », Université de Bourgogne

5 mai 2010 : « Enjeux d’une linguistique analogique ». Séminaire de Françoise Berlan, Université de Paris IV-Sorbonne

9 février 2011 : « Le comprendre comme accès à l’innovation sémantique ». Séminaire « Comprendre. Approches linguistiques et philosophiques », Université de Bourgogne

25 janvier 2012 : « Conditions de l’incompréhension langagière ». Séminaire « Comprendre. Approches linguistiques et philosophiques », Université de Bourgogne

15 février 2012 : « Compréhension et pertinence ». Séminaire « Comprendre. Approches linguistiques et philosophiques », Université de Bourgogne

19 décembre 2012 : « Un sentiment métalinguistique ? Le cas du sentiment métaphorique ». Séminaire de G. Siouffi, Université de Paris IV-Sorbonne

 

6.3. Communications orales en colloques ou journées d’étude sans actes (6)

16 décembre 2010 : « La linguistique analogique. Définitions et perspectives ». Dijon Journée doctorale de l’Université de Bourgogne

24 novembre 2010 : « La linguistique analogique », Journée d’étude « Regards croisés sur l’analogie », Université Paris Ouest Nanterre-La Défense / UMR CNRS 7114 MoDyCo

24 juin 2011 : « Contraintes cognitives  de la propagation des normes linguistiques », Atelier  de Linguistique et Philosophie du langage, organisé par A. Garrouty et Ph. Monneret

27 novembre 2011 : « Gustave Guillaume : ses lecteurs philosophes, ses lectures philosophiques ». Journée d’études « Gustave Guillaume avec les philosophes », Université de Bourgogne

6 décembre 2012 : « Sur la dimension figurale de la comparaison », Journée d’études « Comparaison et analogie » organisée par L. Gautier et Ph. Monneret, Université de Bourgogne

29 novembre 2012 : « Mots et concepts ». Journée d’études « Comprendre le langage. Un dialogue entre linguistes et philosophes », organisée par Ph. Monneret et A. Garrouty (Institut des sciences cognitives), Université de Bourgogne

6.4. Interventions destinées à diffuser ou vulgariser l’information scientifique (17)

17 avril 2006 « Des outils pour analyser la chronique culturelle », Séminaire-atelier « La culture dans la presse européenne », 17-22 avril 2006, Centre Culturel de Rencontre (Champagne-Ardennes). Version écrite publiée dans Culture Europe, n°45, 2005-2006, p. 7.

13 novembre 2006  « Quelques paradoxes du langage » (Université Populaire de Bourgogne)

27 novembre 2006 « Les mots comme signes » (Université Populaire de Bourgogne)

11 décembre 2006 « Dimension sociale de la langue » (Université Populaire de Bourgogne)

8 janvier 2007 « Temps et langage » (Université Populaire de Bourgogne)

22 janvier 2007  « Les “expressions” » (Université Populaire de Bourgogne)

29 janvier 2007  « Le langage comme acte » (Université Populaire de Bourgogne)

19 février 2007  « Normes linguistiques. La question de l’orthographe » (Université Populaire de Bourgogne)

19 mars 2007  « Pathologies du langage » (Université Populaire de Bourgogne)

2 avril 2007 « Le langage est-il logique ? » (Université Populaire de Bourgogne)

30 avril  2007 « Langage et fiction » (Université Populaire de Bourgogne)

14 mai 2007 « Les images de la langue » (Université Populaire de Bourgogne)

28 mai 2007 « Que signifie comprendre ? » (Université Populaire de Bourgogne)

19 décembre 2007 « Connaître et enseigner la langue française aujourd’hui » (Université Populaire de Bourgogne)

16 janvier 2008  « Fictions et croyances » (Université Populaire de Bourgogne)

28 janvier 2008 « Le langage totalitaire » (Université Populaire de Bourgogne, en partenariat avec le Théâtre Dijon Bourgogne, Centre Dramatique National)

6 février 2008 « Langage et bestialité : sur les noms d’animaux dans les expressions françaises » (Université Populaire de Bourgogne, en partenariat avec le festival « Temps de parole »)

 


Direction de thèses :

 

La plupart de mes doctorants occupent déjà un poste d’enseignement. Cela explique – en particulier pour les doctorants français qui ont un service à temps plein dans l’enseignement secondaire, ou pour les étudiants étrangers qui ont un service d’enseignement chargé en université – que la durée d’inscription en thèse excède souvent trois années, et par conséquent que le nombre des thèses en cours sous ma direction soit assez élevé (19 dont 5 soutenances en 2014)

 

  • Nombre de thèses soutenues et nombre de thèses en cours :

 

1 thèse soutenue

5 thèses dont la soutenance est programmée en 2014 (mars et juin)

14 autres thèses en cours

 

  • Liste des thèses soutenues (en précisant, le cas échéant, le taux de co-encadrement :

 

7 décembre 2011 

Maria Miretina, Féminisation des noms de métiers, fonctions, grades et titres au Québec, en France, en Belgique et en Suisse

Thèse en co-tutelle avec l’Université de Saint-Pétersbourg (taux de co-encadrement : 50%)

 

Thèses dont la soutenance est programmée en 2014

10 mars 2014

Mariangela Albano, Modèles, textes, processus: une étude cognitive des métaphores défigées et d’invention

Thèse en co-tutelle avec l’Université de Palerme (taux de co-encadrement : 50%)

 

Juin 2014

Samuel Bidaud, Le concept linguistique de vicariance

Yifan Ma, Iconicité dans la grammaire du chinois

Fang Zang, L'application de l'analogie dans l'enseignement du français en Chine

 

Décembre 2014

Tarek Ghazel, Analogie  et interférence dans le contexte franco-tunisien

Thèse en co-tutelle avec l’Université de Saint-Pétersbourg (co-directeur : M. Bouattour ; taux de co-encadrement : 50%)

 

  • Liste des thèses en cours (en précisant, le cas échéant, le taux de co-encadrement) :

 

Soutenances année 2015 (8)

NOM, prénom

Nationalité

Activité / Financement

Première inscription

Sujet

EL ASSRI

Aatika

Française

Assistant(e) d'Education

27 octobre 2011

La linguistique guillaumienne à l'épreuve des pathologies du langage. Le cas des déficits linguistiques dans la maladie d'Alzheimer

KESSOUAR

Dalila

Française

Enseignante PRAG uB

8 octobre 2009

Analogie et argumentation

MIRA

Heba

Saoudienne

Sans activité salariée ou financement

17 novembre 2011

L'autre. La notion de la relation à l'autre : une étude contrastive de la langue française – arabe

Co-encadrement M. Dat

OLIVIER

Muriel

Française

Enseignante

(collège)

31 octobre 2008

Analogie et prosodie dans la langue française

PINARD

Dominique

Française

Enseignante

(premier degré)

31 octobre 2012

Le rôle de l'analogie dans la description de l'expérience sonore. Approche cérébrale et discursive

TORO CRIOLLO

Alejandro

Colombienne

Sans activité salariée ou financement

29 octobre 2011

Le lexique mental dans l'enseignement du vocabulaire en FLE

VORONOVA

Ekaterina

Russe

Vacataire uB

21 octobre 2009

La psycho-phonétique : enjeux et perspectives actuels

ZAAROUR

Suzanne

Libanaise

Enseignante

(Lycée)

7 février 2011

Approche linguistique du théâtre de Nathalie Sarraute

 

Soutenances année 2016 (6)

Nom

Nationalité

Activité / financement

Première inscription

Sujet

ASENSIO

Valérie

Française

Enseignante

(collège)

21 octobre 2012

Histoire du temps de l'indicatif : de l'ancien français au français classique

Co-encadrant : Th. Verjans

COSTE

Mirela

Roumaine

Enseignante

(actuellement en disponibilité)

31 octobre 2008

Traduction et analogie dans le champ franco-roumain

DAOUD

Refka

Tunisienne

Assistante d'Education

31 octobre 2012

Les topoï : de la logique à la sémantique

Co-tutelle Tunisie. Co-directeur : M. Bouattour

HSAIRI

Nesrine

Tunisienne

Sans activité salariée ou financement

7 novembre 2012

Analogie et inférence dans les pensées de Pascal

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